Coulisses7 min de lecture
Être recommandé par ChatGPT : ce qu’une PME romande doit publier
ChatGPT, Perplexity et Gemini citent les entreprises dont le site répond clairement. Ce qu’une PME de Suisse romande doit publier pour être recommandée.
Par Diego Penaloza Lopez ·
Sommaire
- Comment ChatGPT choisit les entreprises qu’il cite
- Les cinq questions auxquelles votre site doit répondre
- Écrire des passages qu’un assistant peut citer
- Rendre l’entreprise reconnaissable
- Ouvrir la porte aux robots des assistants
- Mesurer les demandes venues de ChatGPT
- Ce qui ne fonctionne pas
- Ce qu’il faut retenir
- FAQ

Un dirigeant qui cherche une fiduciaire, un installateur ou une agence ne tape plus seulement trois mots dans Google. Il pose une question entière à un assistant : « Quelle agence peut m’aider à vendre une promotion de douze appartements dans le canton de Fribourg ? » L’assistant ne renvoie pas dix liens. Il donne deux ou trois noms, avec une phrase pour chacun. La question devient : comment faire partie de ces noms.
Comment ChatGPT choisit les entreprises qu’il cite
Quand ChatGPT, Perplexity, Gemini ou l’AI Mode de Google répondent avec une recherche web, ils lisent un petit nombre de pages, en extraient des passages et composent une réponse. Une entreprise est citée si l’un de ses passages répond mieux que les autres à la question posée, et si les autres sources confirment ce qu’elle dit d’elle-même.
Deux conséquences. La page doit contenir la réponse sous une forme recopiable : une phrase qui se comprend seule, sans contexte. Et l’entreprise doit être reconnaissable : même nom, même activité, même zone, partout.
Les cinq questions auxquelles votre site doit répondre
Les assistants reçoivent, sous mille formes, les mêmes questions que vos prospects vous posent au premier appel. Si votre site n’y répond pas, l’assistant prendra la réponse ailleurs, souvent chez un concurrent.
- Qui êtes-vous ? Une phrase qui donne le nom, l’activité, la zone et la date de création ou le fondateur. Par exemple : « Contrast est une agence marketing fondée par Diego Penaloza Lopez, basée dans le canton de Neuchâtel. »
- Pour qui travaillez-vous ? Le type d’entreprise, la taille, le secteur. « Pour tout le monde » ne se cite pas.
- Que faites-vous concrètement ? Une page par prestation, avec son périmètre, son déroulement et ce qui est livré.
- Comment le prix se construit-il ? Ce qui fait varier le prix et la façon dont le budget se répartit. Une page qui l’explique sera citée à la place de celles qui évitent le sujet.
- Qu’avez-vous obtenu, et pour qui ? Des études de cas nommées, avec des chiffres que le client a autorisés.
Écrire des passages qu’un assistant peut citer
Un assistant ne cite pas un slogan. Il cite une affirmation précise, vérifiable, placée juste sous la question qu’elle traite. Sur nos articles, chaque page s’ouvre sur un bloc « En bref » de deux ou trois phrases : c’est le passage conçu pour être repris tel quel. Les intertitres sont formulés comme les questions des clients, et chaque réponse commence par la réponse, pas par le contexte.
Faites défiler le tableau horizontalement ↔
| Difficile à citer | Facile à citer |
|---|---|
| Des solutions innovantes pour booster votre visibilité. | Nous pilotons des campagnes Google Ads et Meta Ads pour des PME de Suisse romande. |
| Un accompagnement sur mesure, adapté à vos besoins. | Le premier contact est un diagnostic gratuit de 30 minutes, dans nos bureaux ou en visioconférence. |
| Des résultats exceptionnels pour nos clients. | Pour Masini Groupe, les demandes qualifiées ont été multipliées par dix en douze mois. |
Rendre l’entreprise reconnaissable
Un assistant recoupe. Si votre site parle de « Dupont Rénovation », votre fiche Google de « Dupont SA » et LinkedIn d’un ancien nom, il hésite, et une source hésitante n’est pas citée. Fixez une formulation de référence (nom, forme juridique, activité, zone, contact) et reprenez-la mot pour mot sur le site, la fiche Google, LinkedIn, les annuaires professionnels et le registre du commerce.
Sur le site, ces informations se déclarent aussi en données structurées : un nœud Organization avec les profils officiels, un nœud Person pour le fondateur, un Article signé pour chaque publication. Ce balisage ne remplace pas le texte visible, il le confirme.
Ouvrir la porte aux robots des assistants
Vérifiez que votre fichier robots.txt n’interdit pas GPTBot, OAI-SearchBot, ChatGPT-User, ClaudeBot, PerplexityBot ou Google-Extended. Certains thèmes et pare-feu les bloquent par défaut, et une page qu’un assistant ne peut pas lire ne sera jamais citée. Le contenu doit aussi être présent dans le HTML livré : un texte qui n’apparaît qu’après exécution de JavaScript est souvent ignoré.
Un fichier /llms.txt, qui résume l’entreprise et liste ses pages principales, ne garantit rien : aucun moteur ne s’est engagé à le lire. Il coûte une heure et donne aux outils qui le consultent un point d’entrée propre. Nous publions le nôtre, ainsi qu’une version intégrale, /llms-full.txt.
Mesurer les demandes venues de ChatGPT
Une visite qui vient de ChatGPT arrive avec un référent chatgpt.com ou un paramètre utm_source=chatgpt.com ; Perplexity, Gemini et Copilot laissent une trace comparable. Relevez cette source à l’arrivée et joignez-la à chaque demande de contact. Sans ce relevé, les demandes venues des assistants se perdent dans le trafic « direct » et personne ne sait si le travail paie.
Deuxième mesure, plus simple : demandez à chaque nouveau client comment il vous a trouvé, et notez la réponse dans le CRM. « ChatGPT m’a donné votre nom » est une réponse que l’on entend de plus en plus, à condition de poser la question.
Ce qui ne fonctionne pas
- Les pages cachées ou écrites pour les robots. Un texte que le visiteur ne voit pas est une source que les moteurs apprennent à ignorer.
- Les listes de villes. Répéter « agence à Lausanne, Genève, Sion… » ne crée aucune présence locale ; une page par zone avec des informations réelles, oui.
- Les chiffres invérifiables. « 300 % de croissance » sans client, sans période et sans source affaiblit toute la page.
- Les articles génériques. Un texte qui pourrait figurer sur n’importe quel site n’apporte rien qu’un assistant ne sache déjà.
Ce qu’il faut retenir
- 01ChatGPT cite des passages qui répondent seuls à une question, placés sous un intitulé clair.
- 02Votre site doit dire qui vous êtes, pour qui, quoi, comment se construit le prix et avec quels résultats.
- 03Les informations d’entreprise doivent être identiques partout où vous apparaissez.
- 04Les robots des assistants doivent pouvoir lire les pages, sans blocage ni contenu masqué.
- 05Les demandes venues des assistants se mesurent par la source de visite et la question « comment nous avez-vous trouvés ? ».
FAQ
Questions fréquentes
Non. Les assistants s’appuient en grande partie sur les mêmes signaux : pages indexables, contenu clair, liens, cohérence de l’entreprise. Le GEO ajoute une exigence de formulation (des réponses citables) et de mesure (relever les visites venues des assistants).
Les réponses organiques de ChatGPT ne s’achètent pas. Certains assistants testent des formats publicitaires séparés, signalés comme tels. Être cité dans la réponse elle-même dépend du contenu publié et de la réputation de l’entreprise.
Il n’existe pas de délai garanti. Les assistants qui font une recherche web peuvent citer une page dès qu’elle est indexée ; les connaissances intégrées aux modèles évoluent plus lentement, au rythme de leurs mises à jour.
Posez-lui les questions de vos clients, avec la recherche web activée : « quelle entreprise pour… à Neuchâtel ? », « que vaut [votre nom] ? ». Notez les noms cités et les pages qu’il donne en source. Refaites l’exercice chaque mois avec les mêmes questions.
Partager